
261,1 ha
Surface
214 t
CO₂
0 t
CO₂ disponible
Ce projet agricole sur 261,1 hectares dans la commune de MOUILLERON-SAINT-GERMAIN met en place des pratiques vertueuses visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à augmenter le stockage de carbone dans les sols, contribuant à séquestrer 214 tonnes de CO₂ sur sa durée de vie. Certifié par la méthode CARBON AGRI du Label Bas-Carbone, il favorise des écosystèmes agricoles plus résilients et durables.
Pratiques typiques de cette méthode pour réduire les émissions et augmenter le stockage carbone.

L'optimisation de la fertilisation consiste à ajuster précisément les apports d'engrais (azote, phosphore, potassium) aux besoins réels des cultures. L'objectif est de réduire les excédents qui se transforment en protoxyde d'azote (N₂O), un gaz à effet de serre 265 fois plus puissant que le CO₂.
Le saviez-vous ?
Le saviez-vous ? La fabrication d'une tonne d'engrais azoté consomme autant d'énergie que 1,5 tonne de pétrole. Réduire les engrais, c'est aussi économiser de l'énergie fossile.

Les couverts végétaux sont des plantes semées entre deux cultures principales pour ne jamais laisser le sol nu. Ils capturent le CO₂ atmosphérique par photosynthèse et le stockent dans le sol sous forme de matière organique quand ils sont détruits. Ils réduisent aussi l'érosion et améliorent la structure du sol.
Le saviez-vous ?
Le saviez-vous ? Un couvert de moutarde peut produire 3 tonnes de biomasse en seulement 2 mois — c'est autant de carbone capté que ce que rejette une voiture sur 10 000 km.

L'autonomie protéique consiste à produire sur la ferme les protéines nécessaires à l'alimentation du troupeau, plutôt que d'acheter du tourteau de soja importé. Cela passe par la culture de colza, féverole, luzerne ou pois, et par l'optimisation des fourrages.
Le saviez-vous ?
Le saviez-vous ? Pour produire 1 kg de tourteau de soja importé du Brésil, il faut déforester 3 m² de savane du Cerrado. Remplacer ce soja par de la féverole locale supprime cette empreinte.

Réduire l'âge au premier vêlage (de 36 à 24-30 mois) et augmenter la longévité des vaches permet de réduire le nombre d'animaux improductifs dans le troupeau. Moins de génisses d'élevage signifie moins de méthane entérique et plus d'efficacité par litre de lait ou kg de viande produit.
Le saviez-vous ?
Le saviez-vous ? En France, une vache laitière est réformée en moyenne après seulement 3 lactations. Augmenter sa longévité à 5 lactations réduit l'empreinte carbone du lait de 15 %.

Les légumineuses (trèfle, luzerne, féverole, pois) ont une capacité unique : elles captent l'azote de l'air grâce à des bactéries symbiotiques dans leurs racines (nodosités). Elles n'ont donc pas besoin d'engrais azotés et en laissent dans le sol pour la culture suivante.
Le saviez-vous ?
Le saviez-vous ? Les légumineuses fixent jusqu'à 300 kg d'azote par hectare et par an, gratuitement, grâce à des bactéries symbiotiques dans leurs racines. C'est l'équivalent de 800 € d'engrais offerts par la nature.

Améliorer la qualité des fourrages (meilleure valeur énergétique UFL, plus de protéines MAT) permet de réduire la quantité de concentrés achetés et de mieux valoriser les ressources de la ferme. Un fourrage récolté au bon stade nourrit mieux et réduit le gaspillage.
Le saviez-vous ?
Le saviez-vous ? Un foin récolté au bon stade (début épiaison) contient 30 % d'énergie en plus qu'un foin récolté trop tard. Cette différence se traduit directement en moins de méthane émis par la vache.

Optimiser la gestion du renouvellement du troupeau — réduire le nombre de génisses élevées, réformer les vaches improductives, augmenter la longévité — permet de produire autant avec moins d'animaux, réduisant les émissions de méthane du troupeau.
Le saviez-vous ?
Le saviez-vous ? Élever une génisse de remplacement pendant 2 ans coûte 2 000 à 3 500 € et émet 5 tonnes de CO₂eq, avant même qu'elle ait produit son premier litre de lait.

Réduire la mortalité des veaux et des jeunes bovins est un levier d'efficacité majeur. Chaque animal mort représente des émissions de GES « pour rien » — la mère a consommé des ressources pour une gestation et un allaitement sans production finale.
Le saviez-vous ?
Le saviez-vous ? En France, 8 % des veaux meurent avant le sevrage. Réduire ce taux de moitié, c'est l'équivalent de 15 000 tonnes de CO₂ évitées par an à l'échelle nationale.

Améliorer la conduite sanitaire signifie prévenir les maladies plutôt que les soigner. Un animal en bonne santé produit plus efficacement, émet moins de méthane par unité produite et vit plus longtemps, réduisant les besoins de renouvellement du troupeau.
Le saviez-vous ?
Le saviez-vous ? Un veau atteint de diarrhée néonatale émettra 20 % de méthane en plus sur toute sa vie à cause des séquelles digestives. La prévention est aussi un levier carbone.

Planter des haies en bordure de parcelles agricoles crée des corridors écologiques, des brise-vent naturels et des stocks de carbone sur pied. Les haies stockent du carbone dans leur bois et leurs racines tout en rendant de multiples services écologiques.
Le saviez-vous ?
Le saviez-vous ? La France a perdu 70 % de ses haies depuis 1950 (1,4 million de km détruits). Replanter 1 km de haie stocke autant de carbone que ce qu'émet une voiture en 3 ans.

La sélection génétique permet de choisir des reproducteurs dont la descendance émettra moins de méthane, produira plus efficacement et vivra plus longtemps. Les index génétiques intègrent désormais l'empreinte environnementale.
Le saviez-vous ?
Le saviez-vous ? Certaines lignées de vaches émettent naturellement 20 % moins de méthane que d'autres, à production égale. Des programmes de sélection intègrent désormais ce critère « méthane ».

Augmenter la part de prairies dans la rotation et allonger leur durée permet de stocker massivement du carbone dans les sols. Les prairies permanentes (>5 ans) sont parmi les meilleurs puits de carbone agricoles, avec un stockage continu dans les racines et la matière organique.
Le saviez-vous ?
Le saviez-vous ? Les prairies françaises stockent 2 fois plus de carbone que les forêts dans leurs premiers 30 cm de sol. C'est le réservoir de carbone agricole n°1 du pays.

Augmenter la durée et la qualité du pâturage permet aux vaches de se nourrir directement de l'herbe plutôt que de fourrages récoltés et de concentrés. Le pâturage bien conduit maintient les prairies en bon état et réduit les coûts d'alimentation.
Le saviez-vous ?
Le saviez-vous ? Une vache au pâturage consomme zéro litre de carburant pour son alimentation — pas de récolte, pas de transport, pas de distribution. Le pâturage est le mode d'alimentation le plus sobre en énergie.

Réduire la consommation de carburant et d'électricité de l'exploitation passe par l'optimisation des passages d'engins, le choix de tracteurs efficients, l'isolation des bâtiments et le recours aux énergies renouvelables.
Le saviez-vous ?
Le saviez-vous ? Le poste carburant représente 15 à 25 % de l'empreinte carbone d'une exploitation céréalière. Passer au semis direct réduit la consommation de gazole de 60 %.

La méthanisation transforme les déjections animales et les déchets végétaux en biogaz (méthane utilisable comme énergie) et en digestat (fertilisant naturel). Elle capte le méthane qui serait émis dans l'atmosphère et le valorise en énergie renouvelable.
Le saviez-vous ?
Le saviez-vous ? Une exploitation de 100 vaches produit assez de biogaz pour chauffer 50 maisons. Le fumier devient une énergie renouvelable au lieu d'émettre du méthane dans l'atmosphère.

Améliorer la gestion des déjections animales — couverture des fosses, épandage optimisé, compostage — réduit les émissions de méthane et d'ammoniac. La couverture des fosses de stockage peut réduire de 50 % les émissions de méthane.
Le saviez-vous ?
Le saviez-vous ? Couvrir une fosse à lisier réduit les émissions de méthane de 50 %, mais aussi les odeurs de 80 %. C'est un levier climatique ET un levier de bon voisinage.

Optimiser la ration alimentaire des vaches laitières — teneur en azote, apport de lipides, équilibre énergie/protéines — permet de produire plus de lait par vache tout en réduisant les émissions de méthane par litre produit.
Le saviez-vous ?
Le saviez-vous ? Ajouter des graines de lin extrudé dans la ration d'une vache peut réduire ses émissions de méthane de 15 %, tout en améliorant la qualité des acides gras du lait (oméga-3).

L'agroforesterie consiste à planter des arbres au sein des parcelles agricoles (cultures ou prairies). Les arbres stockent du carbone dans leur bois tout en rendant des services multiples : ombre pour les animaux, brise-vent, enrichissement du sol.
Le saviez-vous ?
Le saviez-vous ? Planter 50 arbres par hectare en agroforesterie peut augmenter le rendement global de la parcelle de 30 % grâce à la complémentarité entre arbres et cultures (ombre, eau, nutriments).
Au-delà de la séquestration carbone, chaque projet génère des impacts positifs mesurables sur l'environnement et les communautés locales. Voici l'évaluation détaillée de ce projet.
Ce projet séquestre 0.8 tCO₂/ha sur sa durée de vie. Le carbone est capté dans la biomasse (troncs, branches, racines) et dans les sols. C'est l'impact principal du projet : contribuer à l'atténuation du changement climatique en retirant du CO₂ de l'atmosphère.
Ce projet crée un habitat riche pour la faune et la flore. Les corridors écologiques formés permettent aux espèces de circuler, favorisant la pollinisation et la lutte biologique naturelle contre les ravageurs.
Sur 261,1 ha, le couvert végétal agit comme un filtre naturel. Les racines favorisent l'infiltration de l'eau dans les sols, réduisent le ruissellement et l'érosion, et permettent la recharge des nappes phréatiques. La qualité de l'eau en aval est directement améliorée.
Le système racinaire structure le sol en profondeur. La litière (feuilles mortes, brindilles) enrichit la matière organique, nourrit les micro-organismes du sol et augmente sa capacité de rétention d'eau. Un sol vivant et fertile est la base d'un écosystème résilient.
Ce projet de 261,1 ha à MOUILLERON-SAINT-GERMAIN soutient l'économie locale : emplois directs (plantation, entretien, suivi), valorisation du territoire et du patrimoine naturel. Il renforce le lien entre les communautés rurales et leur environnement, et contribue à la transition écologique du territoire.
Les 17 ODD sont un cadre mondial défini par les Nations Unies pour construire un avenir durable d'ici 2030. Ce projet contribue directement à 4 d'entre eux. Voici pourquoi.
Faim "zéro"
Éliminer la faim et promouvoir une agriculture durable
Pourquoi ce projet : En 261,1 ha de pratiques agricoles durables à MOUILLERON-SAINT-GERMAIN, ce projet améliore la productivité des sols sur le long terme, sécurise les rendements alimentaires et renforce la résilience de l'exploitation face aux aléas climatiques — contribuant directement à la sécurité alimentaire du territoire.
Consommation et production responsables
Établir des modes de consommation et de production durables
Pourquoi ce projet : Ce projet transforme les pratiques agricoles sur 261,1 ha vers des modes de production plus responsables : réduction des intrants chimiques, couverture des sols, diversification des cultures.
Lutte contre les changements climatiques
Prendre des mesures urgentes pour lutter contre les changements climatiques
Pourquoi ce projet : C'est l'impact principal : ce projet séquestre 214 tonnes de CO2 sur sa durée de vie, certifié par le Label Bas-Carbone. Chaque tonne retirée de l'atmosphère contribue directement à lutter contre le dérèglement climatique et ses conséquences (canicules, inondations, sécheresses).
Vie terrestre
Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres
Pourquoi ce projet : En réintroduisant des pratiques favorables à la vie des sols (couverts végétaux, haies, réduction du labour), ce projet restaure la vie terrestre sur 261,1 ha : vers de terre, insectes pollinisateurs, oiseaux des champs retrouvent un habitat favorable.
Notification du projet
1 juillet 2023Le porteur de projet soumet sa demande au ministère de la Transition Écologique.
Dépôt du dossier
10 décembre 2024Le dossier complet est déposé auprès de l'autorité compétente pour instruction.
Labellisation
16 juin 2025Le projet est validé et obtient le Label Bas-Carbone officiel.
Suivi année 1
juin 2026Vérification des indicateurs de performance du projet — année 1/5.
Suivi année 2
juin 2027Vérification des indicateurs de performance du projet — année 2/5.
Suivi année 3
juin 2028Vérification des indicateurs de performance du projet — année 3/5.
Suivi année 4
juin 2029Vérification des indicateurs de performance du projet — année 4/5.
Suivi année 5
juin 2030Vérification des indicateurs de performance du projet — année 5/5.
Audit de vérification
décembre 2029Un auditeur indépendant vérifie sur site l'atteinte des objectifs carbone du projet.
Certification finale
juin 2030Les réductions d'émissions sont vérifiées et les crédits carbone définitivement émis.
Commune
MOUILLERON-SAINT-GERMAIN
Code postal
85390
Département
Vendée (85)
Région
Pays de la Loire
ODD
Score impact
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À propos du Label Bas-Carbone
Seul label de compensation carbone reconnu par l'État français. Chaque projet est audité par un organisme indépendant et enregistré au registre public.
Stock CO2
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